- Faut juste que les gestes reviennent.
- On fait un tour ensemble ?
- Oui, mes jambes sont plus fatiguées.

Je patine avec Serge, en patins à quatre roues. Il a été danseur semi-professionnel en patins à roulettes, spécialisé dans la valse et le « two step ». Pour souligner son départ à la retraite, nous avons décidé de lui faire une surprise et de se rendre tous·tes ensemble à la roulathèque ; nous travaillons dans le même organisme communautaire autonome. Serge prend sa retraite après quatre ans au sein de cet organisme, mais surtout après vingt-six années dans un autre, dont la mission est d’améliorer les conditions de vie des gens qui vivent avec le VIH. Il a débuté sa carrière dans le milieu communautaire autonome à cet endroit parce que, en prenant des nouvelles du suivi de son ex, il avait été remarqué par Joscelyne, impliquée dans l’organisme à ce moment-là. Elle lui avait proposé de travailler à la réception, pour commencer. Parce qu’il était doux, sympathique, jasant : il faisait sentir les gens bien, les valorisait avec quelques paroles et beaucoup d’écoute. J’ai déjà entendu quelqu’un dire que, dans un autre organisme, lorsqu’il avait fallu écrire le protocole d’accueil des personnes qui appellent pour la première fois, on s’était donné comme objectif de « faire sentir les gens comme Serge les fait sentir ».
Serge, avant cette nouvelle carrière, a travaillé pendant seize ans à la CIP, une usine de bois dans l’est de Gatineau. Comme son père, son grand-père, ses frères. Il est entré à l’usine à vingt ans, où il était le supérieur de son père, parce qu’il savait lire et écrire. Il n’en revient toujours pas. Sa sœur, qui est coiffeuse, entretient parfaitement ses cheveux, d’un blanc immaculé, mi-longs. Quand on travaillait ensemble, j’admirais son style, jour après jour : les mêmes jeans noirs serrés, des Converse noirs, un chandail à capuchon. À soixante-dix ans bien sonnés, il avait l’élégance rebelle.
Tout juste une semaine après que j’aie commencé mon emploi à mi-temps dans cet organisme, nous avons été convié·es à une activité de ressourcement d’équipe, une horrible activité « brise-glace » pendant laquelle nous devions faire de la danse contemporaine libre sur un thème pigé dans un chapeau, pendant soixante secondes. Chacun·e devait composer avec son corps une histoire à partir du thème découvert sur le petit papier chiffonné. Quand j’ai su ce qui était au programme, j’ai dû retenir mon ironie, voulant alors que je note tout mentalement pour pouvoir le raconter ensuite à mes ami·es. Mais ça ne s’est pas du tout passé comme je l’avais imaginé. Toutes les personnes présentes étaient complètement attentives, ouvertes aux autres. Personne ne riait. Quand Serge a dansé, tout le monde a retenu son souffle. Des gestes gracieux, une fragilité à fleur de peau. On a pleuré – nous pleurions pendant cet exercice, c’était très bizarre, je me disais : mais ces gens-là sont vraiment capables de sensibilité et de vulnérabilité ; de s’accueillir, de prendre soin les un·es des autres. J’arrivais du milieu universitaire, c’est une autre ambiance.
Après la danse, Serge et moi nous sommes retrouvé·es seul·es. On s’est accoté·es au bar. Serge s’est mis à me raconter, prolongeant l’espace ouvert par toute cette vulnérabilité, que, pour trouver son inspiration, il a dansé ses années-sida : l’annonce du diagnostic et du pronostic, la noirceur de l’isolement et de la peur, entremêlée à une trahison, à des soins prodigués à un compagnon de vie, au sursis vécu dans la crainte, au constat de sa survie.
Plus tard, lors d’un déjeuner d’équipe au Resto Chez Mo-Nik, Serge m’a relaté ses mois comme barman dans le seul bar gai de Gatineau de l’époque, « Le Pub », dans les années 1990. Juste après avoir laissé sa job à l’usine, quand le médecin lui a annoncé qu’il lui restait moins de deux ans à vivre. La fois qu’il y a revu sa première blonde, qu’iels ont ri ensemble en se disant : « Ça pouvait ben pas marcher nous deux ! » Les descentes de police. Ses amis disparus.
« J’ai le droit d’avoir des droits »
vu sur la pancarte d’un enfant, le 29 novembre 2025
La pièce Corps fantômes, présentée au théâtre Duceppe en octobre et novembre 2025, expose de manière documentaire et narrative la vie de personnes vivant avec le VIH entre 1990 et 1995 à Montréal, avec en trame de fond tous les événements politiques et les violences vécues par les communautés LGBTQ2S+. Retraçant les existences de plusieurs personnages réels et fictifs, leurs luttes, leurs amitiés, leurs amours et leurs difficultés, la pièce aborde ces années avec nuance, humour et tendresse – motivée par l’urgence de brosser le portrait d’une génération et d’une communauté dans ses douleurs et ses plaisirs. C’est un rigoureux travail de mémoire et d’actualisation, qui nomme ce qui a été trop longtemps passé sous silence.
On y suit notamment le parcours du personnage fictif de Francis Côté, qui vit avec le VIH, qui a étudié à l’École nationale de théâtre, qui a joué dans une pub des gommes « chiclets » et qui, pour contrer la tristesse et la colère, pour reprendre du pouvoir sur une situation injuste, écrit une pièce de théâtre sur sa vie, la vie de ses ami·es, leurs actions politiques. Il documente tout, depuis la manif d’Act up du 19 mars 1990 aux consultations historiques sur la violence et la discrimination envers les gais et lesbiennes menées par la Commission des droits de la personne en 1993 en passant par la descente policière mortelle au Sex Garage en juillet 1990, des rencontres militantes dans un organisme communautaire, des conversations, etc. On assiste ainsi à la création de sa pièce, tout en retournant parfois directement au manuscrit, lu par la fille de son amoureux, Sylvain, à qui le document a été légué à la mort de ce dernier. Le texte dit de Francis Côté qu’il a « beaucoup écrit », « toujours continué à écrire ». Il a produit des archives intimes, devenues politiques ; dans la pièce, ses documents seront symboliquement déposés aux Archives gaies du Québec, où ils trouveront enfin leur place.
Francis Côté est un personnage composite, incarnant la contribution littéraire et artistique des personnes ayant vécu avec le VIH, qu’elles aient pu, ou non, publier leurs œuvres. Ce personnage a tout de suite résonné pour moi avec les voix que fait entendre Alex Noël dans son texte « Les boîtes noires
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Alex Noël, « Les boîtes noires », Liberté, no 341 (hiver 2024), p. 33-41.
», paru dans la revue Liberté en 2024. Dans ce reportage littéraire, l’auteur fait revivre les mots et les images trouvés et patiemment récoltés – poésie, photographies, journaux intimes – dans les boîtes des Archives gaies du Québec. On peut notamment y lire des extraits des journaux de Guy Fréchette et de Luc Caron, qui souhaitaient documenter leur quotidien – celui de personnes vivant avec le sida à une époque où la guérison n’était pas possible, où le diagnostic tombait comme un couperet, provoquant peur et stigmatisation –, tout en exposant les désirs brûlants qui les animaient, les traces sur leur corps, leurs aspirations et leurs deuils. « Je n’essaierai pas d’embellir ma vie ni d’en faire autre chose que ce qu’elle est, mais qu’elle devienne un signe de grandeur
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Ibid., p.37
», écrit en ce sens Guy Fréchette, le 15 août 1991. Alex Noël nous initie de manière sensible aux œuvres inachevées d’écrivain·es qui n’ont pas pu les publier de leur vivant, parti·es trop tôt. Par ce geste il leur accorde poésie, dignité, humanité. Corps fantômes agit de la même manière, restituant tout autant l’existence bouillonnante et les luttes des protagonistes de cette époque que leur parole, les mettant en scène dans toute leur complexité, dans le mouvement de leur histoire intime et de l’histoire politique.

Corps fantômes aborde également le fait que les droits humains ne sont jamais acquis, qu’ils ne sont pas des cadeaux faits aux populations marginalisées par les pouvoirs en place, mais qu’ils résultent de luttes, d’injustices subies et refusées, de mobilisations vigoureuses et courageuses, multiformes. La pièce révèle en outre que les organismes communautaires autonomes, qui ont mené et continuent de mener plusieurs de ces luttes pour la reconnaissance des droits des personnes et leur interdépendance, proviennent justement de mouvements citoyens. Que les assemblées de cuisine, les alliances entre groupes et entre personnes sont au fondement du milieu communautaire. Que les organismes sont nés de besoins de la « base », des personnes elles-mêmes, pour remédier à des situations injustes et les dénoncer, s’allier, les combattre ensemble.
« La CAQ m’handicape »
vu sur la pancarte d’une personne en fauteuil roulant, le 29 novembre 2025
Alors que, partant pour la journée, je viens de laisser mon chien chez les voisin·es, deux personnes de soixante-douze et soixante-quinze ans, la porte s’ouvre de nouveau et j’entends derrière moi : « Vous crierez des slogans insultants à Legault pis sa gang de notre part! » On s’en va à la manifestation du 29 novembre 2025 à Montréal. Depuis des semaines, le milieu de l’action communautaire autonome s’active en vue de cet événement. Il y aura un « contingent communautaire », aux côtés des centrales syndicales, pour réclamer la fin des pratiques autoritaires du gouvernement de la Coalition avenir Québec, qui met à mal le filet social et les droits humains, les services publics, la liberté d’association et la base des pratiques démocratiques, toutes ces choses durement gagnées grâce aux groupes et aux personnes qui ont lutté au fil des décennies. Il y avait 50 000 personnes dans la rue, et si on se fie à l’attitude de mes voisin·es, il y avait beaucoup de monde qui appuyait les revendications sans être présent physiquement. Ma mère de quatre-vingts ans a bien pris soin de nous dire avant le départ qu’on pouvait ramener des manifestant·es chez elle, s’iels avaient besoin de se réchauffer.
Le milieu de l’action communautaire autonome regroupe plus de 4 500 organismes à travers le Québec, qui ont une mission de transformation sociale, qui accompagnent et défendent les personnes les plus vulnérables ou stigmatisées, s’assurent qu’elles sont en mesure de faire respecter leur droit fondamental à la dignité par toutes sortes de pratiques, prennent le temps de les écouter, de stimuler l’entraide et l’éducation populaire, et travaillent aussi, collectivement, à ce que la société dans son ensemble soit plus juste, plus inclusive, exempte d’inégalités, de violences intersectionnelles et d’injustices systémiques. On peut lire, sur le site du Regroupement québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) : « Initié par les gens de la communauté, le mouvement de l’action communautaire autonome constitue l’une des formes de participation citoyenne la plus importante, la mieux organisée et la plus engagée pour la justice sociale au Québec
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Regroupement québécois de l’action communautaire autonome, « L’action communautaire autonome », en ligne, https://rq-aca.org/aca/.
. »
Le RQ-ACA estime qu’environ 54 000 salarié·es et 425 000 bénévoles animent les organismes communautaires autonomes, et que des millions de personnes les fréquentent
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Ibid.
. Quand on compte aussi l’ensemble des proches de ces personnes, les allié·es qui peuvent être sensibilisé·es aux enjeux portés par le milieu communautaire, on peut imaginer l’ampleur de sa force de mobilisation sociale.
« Legault, mon syndicat est plus démocratique que ton gouvernement »
vu sur la pancarte d’une personne syndiquée, le 29 novembre 2025
Un membre bénévole de l’organisme pour lequel je travaille m’a apporté un livre d’entretiens avec les syndicalistes Léa Roback et Madeleine Parent, dans lequel elles rappellent point par point comment les luttes syndicales ont contribué à changer les conditions de vie et de travail pour tou·tes, à réorganiser des rapports de force autrement toujours à l’avantage du grand capital et sans égards aux droits des personnes.
En lisant, je suis happée par cette anecdote racontée par Madeleine Parent : alors que, séjournant à Valleyfield en 1944 pour aider un groupe de travailleur·euses à se syndiquer, elle a été la cible de menaces et de commérages (selon lesquels elle était à la fois lesbienne et là pour voler les maris – donc elle voulait voler maris et femmes puisqu’elle était syndicaliste), si bien qu’elle avait dû se cacher chez des proches allié·es. Dans ce contexte, une soirée d’information avait été interrompue parce qu’une émeute « organisée par les Scouts, les Chevaliers de Colomb et des jeunes de l’Action catholique
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Nicole Lacelle, Entretiens avec Madeleine Parent et Léa Roback, Montréal, Les éditions du Remue-Ménage, 2005, p. 55.
» avait éclaté à l’extérieur du local où la réunion se tenait : ces groupes d’opposant·es avaient fracassé les fenêtres et tenté de pénétrer dans la salle pour « sortir de la ville » les syndicalistes. Mgr Léger lui-même s’était empressé, le soir même, de féliciter les émeutier·ères pour « leur foi et leur patriotisme
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Ibid.
».

Les organisations syndicales et le milieu communautaire ont pour principe commun de mettre les personnes au centre, de se rassembler pour agir ensemble et tenter de créer des espaces collectifs démocratiques – assemblées délibérantes, éducation populaire – qui transforment aussi bien les individus qui y participent que la société dans laquelle ils vivent.
C’est une expérience similaire que rapportent celles et ceux qui ont contribué à l’écriture collective du texte de Corps fantômes – dont le travail de script-édition a été réalisé par Dany Boudreau. Maxime Carbonneau écrit : « J’aime les projets où le processus de création reflète les intentions de l’œuvre ; quand, au fil du travail, les artistes se transforment, si bien qu’à la première, ce n’est pas seulement le spectacle qu’on découvre, mais aussi ce qu’il a changé en eux et en elles
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François Édouard Bernier, Dany Boudreault, Maxime Carbonneau, Sébastien David, Christian Fortin, Célia Gouin-Arsenault, Joephillip Lafortune et Matéo Pineault, Corps fantômes, Montréal, Atelier 10, 2025, p. 10.
. »
C’est peut-être la force de toute action commune, lorsqu’elle est fondée sur une quête de justice - et qu’elle embrasse la dignité humaine et la vulnérabilité - : chercher à dire et à rendre visibles, légitimes, toutes les formes de l’existence, toutes les possibilités, et à les célébrer.
« La CAQ en P-38 /08 /08
vu sur la pancarte d’un organisme de défense des droits en santé mentale, le 29 novembre 2025
La loi P-38 est une loi d’exception au Québec qui permet d’hospitaliser une personne contre son gré si son état mental présente « un danger pour elle-même ou pour autrui ». »
On se donne rendez-vous pour un café, Serge et moi, pour prendre des nouvelles. Ça fait des mois qu’on ne s’est pas vu·es. Il me raconte qu’il participe encore, une fois par mois, au souper organisé pour les personnes qui vivent avec le VIH, à Gatineau. C’est lui qui avait mis ces soupers sur pied, quand il travaillait pour cet organisme communautaire autonome en action-SIDA.
Je lui raconte que j’ai passé du temps avec Joscelyne, la femme qui l’avait engagé autour de 1994 ; son regard s’illumine. « Tu sais, elle m’a dit : c’est important, il faut que les organismes communautaires continuent d’être, et pour certains qu’ils redeviennent, des espaces militants ! » Serge est ravi. Il me raconte cette fois son cheminement avec des personnes qui avaient demandé l’aide médicale à mourir, d’autres à qui il a trouvé un logement, qu’il a accompagnées chez le médecin ou pour qui il a organisé de l’aide alimentaire, du soutien. Il me rapporte aussi les témoignages de personnes qui lui ont dit que ses accompagnements bienveillants avaient changé leur vie, parce qu’il ne les avait jamais jugées, avait pris le temps de les écouter et de s’informer de leur bien-être, de rester en contact. Il est encore surpris : « ben voyons, j’ai rien faite, j’ai juste faite ce qu’un humain est supposé faire! » Ben c’est ça.
De 1994 à 1999, Serge participe à des protocoles de recherche dans un hôpital d’Ottawa, non pas avec l’espoir de guérir ou de mieux se soigner, mais « pour que les jeunes puissent avoir accès à de meilleurs médicaments. J’avais pas d’espoir pour moi. Fallait que je fasse quelque chose pour les jeunes. »
Maxime Carbonneau, dans sa préface au texte de Corps fantômes, parle de transmission entre les générations d’une façon rafraîchissante, en insistant sur l’horizontalité. « Le théâtre a cette qualité rare : il rend poreuses les générations. Il n’y a pas de ligne entre les âges lorsqu’on crée ensemble
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Maxime Carbonneau, dans Corps fantômes, op. cit., p. 9.
. » Il dit encore : « Corps fantômes est né de ce désir de collectiviser les rituels de transmission et de chercher ensemble. » Il expose ce travail de mémoire, d’archives, cette volonté de repartir des luttes et des histoires sensibles, de rendre hommage à celles et ceux qui les ont menées, de s’inspirer, de sentir la fragilité des acquis, aussi - et de mener ce travail d’actualisation, d’appropriation par de jeunes et moins jeunes acteur·rices, d’un travail documentaire et artistique, d’un horizon politique dans lequel iels s’inscrivent, où les générations sont mises à plat, s’entraident, s’activent dans les écueils et les lumières les unes des autres.
Ces enquêtes et expérimentations sur les manières de travailler ensemble, le plus justement et le plus démocratiquement possible, en n’oubliant personne, en se remettant toujours en question, en ayant du fun, peut-être surtout, on doit les renouveler tout le temps, partout. En cette ère de recul des droits, de politiques autoritaires, de violences systémiques en hausse, d’attaques aux espaces et organisations démocratiques, amusons-nous à garder vive la solidarité dans toutes ses formes les plus éclatées, les plus inattendues, à être toujours en quête de plus de justice, à remettre en question l’autorité et le pouvoir. Activer et investir les leviers – de mémoire, de création, d’organisations – qui existent déjà et faire des alliances, ça peut aussi être, tout simplement, et ce n’est pas négligeable, très encourageant. Le soir du 21 novembre, quand je suis allée voir la pièce chez Duceppe, il y avait de l’ambiance. Même dans l’assistance, on se sentait porté·es par cette force commune, par le besoin et le désir d’avoir du fun, malgré les difficultés, la noirceur, de se raconter des histoires, ensemble, de se retrouver, de penser collectivement, d’être dans la mémoire et dans la vie, sans nier ce qui se passe – bref, de trouver du courage.
Dans un contrepoint qui a été greffé à la version publiée du texte de la pièce, Manon Massé dit de l’histoire relatée dans Corps fantômes :
J’en connaissais des bouts, j’avais lu sur ces événements et entendu des récits, j’en avais un vague souvenir, mais cette production théâtrale rassemble toutes les pièces du casse-tête dans un ordre clair et limpide : les droits acquis par nos communautés ont été arrachés à la suite de chaudes luttes, avec audace et solidarité et ne pourront être sauvegardées que si, et seulement si, ils s’enracinent dans le même terreau /10 /10
Ibid., p. 316. .
Comme dirait Serge : « Faut juste que les gestes reviennent. »




